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L’autisme adolescent et adulte en France. Jean-Pierre Rouillon

L’autisme adolescent et adulte en France. Jean-Pierre Rouillon

Jean Pierre Rouillon est le directeur du Centre thérapeutique et de recherche de Nonette: accueille des enfants, des adolescents et des adultes souffrant de graves troubles psychiques.

En France, la série des plans autisme, nous en sommes bientôt au quatrième, a eu pour orientation et conséquence, une réorganisation du champ sanitaire et du champ médico-social à travers la promotion des thérapies cognitives et comportementales comme seule méthode scientifique. Il s’agit aussi de substituer au modèle économique de l’Etat-providence celui du libéralisme et de la logique de marché.

L’autisme est un trouble neuro-développemental –disent-ils- et il a été décidé d’unifier la langue de tous les intervenants à partir de ce principe. Nous devons passer de la prise en charge et du modèle institutionnel à une logique de prestations et de services. Il s’agit aussi de ne plus faire confiance au savoir-faire issu des rencontres et de l’expérience, mais d’appliquer des protocoles à la lettre, protocoles élaborés par des «experts» suivant la méthode du consensus.

La France, pays longtemps à la traîne des pays anglo-saxons dans ces domaines est en train de rattraper son retard. Pourtant, elle résiste, il reste encore des professionnels «inféodés» aux «pratiques archaïques de la psychanalyse», qui empêchent nos scientistes zélés de réaliser leur glorieuse marche en avant pour vaincre l’autisme. En fait, il ne reste plus beaucoup de psychanalystes pour se battre sur ce terrain miné, c’est donc un leurre. En revanche, ce qui apparaît dès lors que la figure du psychanalyste ne vient plus faire écran au réel de la clinique, ce sont les sujets qui ont refusé d’obéir aux ordres et aux tentations du comportementalisme, les sujets qui s’orientent du symptôme et de la singularité. Ce sont eux que le système n’arrive pas à inclure dans son projet et dans ses projections. C’est au moment de l’adolescence et du passage à l’âge adulte que cette décision se manifeste de la façon la plus radicale, dès lors que la question du corps et de la jouissance se pose sans le secours d’aucun discours établi. C’est alors le devoir du psychanalyste d’offrir à l’autiste l’asile du discours analytique, sous quelque forme que ce soit, C’est aussi son devoir d’apporter son soutien aux parents et à la famille qui reste un lieu où s’inscrit «l’irréductible d’une transmission».

¿Qué se le propone al sujeto autista? Por Silvia Elena Tendlarz

¿Qué se le propone al sujeto autista? Por Silvia Elena Tendlarz

Silvia Elena Tendlarz es Profesora Adjunta a cargo de la Cátedra Clínica del autismo y de la psicosis en la infancia en la Facultad de Psicología de la Universidad de Buenos Aires.

 

El autismo es “una manera de ser”, de donde se desprende la afirmación del autismo como un “funcionamiento subjetivo singular”. No obstante, este funcionamiento que corresponde a la constitución de un encapsulamiento autista puede variar a lo largo del tiempo, incluso casi pasar desapercibido, como lo señala Jean-Claude Maleval. Esta perspectiva es la base de la acción analítica en el trabajo con sujetos autistas: es posible, no siempre, producir un desplazamiento. En el tratamiento se trata entonces, a diferencia de la psicosis, de extraerlo de su estabilización iterativa y ponerlo en movimiento a partir de sus “pasiones” o intereses específicos.

Ahora bien, ¿qué sucede cuando el tiempo pasa y los niños devenidos adolescentes y luego adultos siguen teniendo la necesidad de mantenerse en su mundo de seguridad sin abandonar sus iteraciones? ¿Qué pasa cuando no hablan, rechazan toda cesión del objeto y parecen imperturbables a toda propuesta de trabajo psicoanalítico o educativa?

La premura por sacar al niño pequeño de su funcionamiento autista, la idea de que “cuanto antes mejor” que sostiene la aplicación de protocolos generalizados, hace que al hablar de autismo se piense solo en niños. El “tipo Asperger” popularizado por películas y series contribuyen a la idea del autismo como una dificultad en el lazo junto a habilidades especiales en dominios específicos. Cada momento de la vida presenta para todo sujeto sus complejidades. El pasaje por la pubertad confronta al autista a preguntas en torno a la sexualidad y a la muerte cuyas respuestas quedan por fuera del saber establecido e interpela a los padres. La adultez conlleva la búsqueda de la inserción laboral. Pero en todos los casos se trata de sostener una política de integración y una lucha contra la segregación.

Este foro intenta examinar qué sucede con los sujetos autistas ya vueltos adolescentes o adultos, con sus crisis de agitación y de automutilación, incluso de violencias involuntarias, que sostienen con ahínco su mundo iterativo rechazando todos los tratamientos que se le proponen. ¿En verdad se trata del final de nuestro interés, de nuestro trabajo porque reciban un tratamiento que respete su singular manera de estar en el mundo?

No lo creo. Tal vez frente al mantenimiento de una homeostasis casi imperturbable de algunos sujetos autistas pueda proponerse una clínica del “hallazgo”, del “tal vez”, de la búsqueda de soluciones hechas a medida que pueden encontrarse en cualquier momento de la vida. El respeto por el sujeto autista incluye sostener el deseo de ir al encuentro de sus invenciones, cuando se produzcan, a través de los mil y un dispositivos para que advenga un desplazamiento para su singular modo de estar en el mundo.

Présentation. Forum International sur l’Autisme. Après l’enfance. Autisme et Politique.

Présentation. Forum International sur l’Autisme. Après l’enfance. Autisme et Politique.

PRÉSENTATION

La présence sociale de l’autisme pose aujourd’hui une question à différents niveaux : On parle d’autisme pour se référer presque exclusivement à l’enfance ; les signes qui décrit le répandu TSA sont si vastes qu’ils rendent difficile la définition de ses frontières dans l’enfance, mais également après celle-ci, plus le débat est large à propos de la thérapeutique qui aurait le plus de succès, plus grande est aussi l’invisibilité des cas qui ne s’améliorent pas comme prévu.

Il n’existe donc pas ni un discours ni une méthode qui s’occupe aujourd’hui des adolescents et des adultes avec autisme. Ces méthodes de rééducation qui hurlent pour l’enfance leurs « évidences scientifiques», ne se sont pas non plus occupées de réaliser un suivi du destin des enfants traités avec leurs techniques, qui corroboreraient ainsi es chiffres de succès qu’ils proclament.

Le réel de la puberté fait irruption alors pour mettre à l’épreuve la docilité de l’autiste éduqué. Il arrive à certains d’entre eux des véritables crises subjectives, intraitables pour la famille et sans réponse efficace de la part de l’administration. Ces autistes qui n’ont pas trouvé la stabilité qui permet d’habiter le monde sont considérés ainsi des cas graves, irrécupérables et ségrégués en institutions plus ou moins coercitives, soumis à une seule réponse institutionnelle : la contention physique et médicamenteuse. Avec l’adolescence et l’âge adulte, on en a fini avec la question de l’autisme.

Mais, quels destins prend cet autisme qui fût diagnostiqué durant la petite enfance ? Sont bien connus les cas qui ont bien répondu aux propositions thérapeutiques offertes. Et sont également connus ceux qui ont inventé, par leurs propres moyens, un moyen d’inscrire leur symptôme dans le lien social. Cependant, où se trouvent les autistes pour lesquels la stabilité dont ils ont besoin remet en question tout le modèle d’assistanat existant ? Cet autisme-là, celui qui est résistant à tout abord thérapeutique ou rééducationnel, est en effet la réponse à la question « qu’est-ce que l’autisme ? » Et cette exceptionnalité de chacun de ces cas, est la seule approche possible que les psychanalystes nous prenons au sérieux.

Une preuve de cela sont les diverses institutions crées durant les dernières décennies par des psychanalystes d’orientation lacanienne, qui démontrent à chaque fois que l’institution peut devenir pour l’adulte avec autisme, un autre perméable à son symptôme. La valeur d’invention de ces institutions mérite, en ces moments, d’être élaborée et transmise à la lumière aussi bien des guides de « bonnes pratiques » que des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Sante sur les « mesures intégrales basées sur la personne », et la Convention sur les droits des personnes avec handicap.

Nous nous retrouvons face à une question fondamentalement politique à laquelle la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis répond avec l’organisation de ce nouveau forum international, qui a comme titre « Après l’enfance. Autisme et Politique » et qui aura lieu à Barcelone le 7 avril 2018.

Sous les auspices de l’Association Mondiale de la Psychanalyse, nous convoquons les politiciens concernés par le thème ainsi que les citoyens en générale à ce forum de débat, qui comptera sur la présence internationale de psychanalystes d’orientation lacanienne, d’associations de parents de personnes avec autisme, de professionnels divers qui soutiennent leur pratique et recherche à partir de la question de l’autisme au-delà de l’enfance, et de sujets qui témoignent, à leur façon, du réel auquel se trouvent confrontés.

Comité consultatif:
Miquel Bassols (AMP), Domenico Cosenza (EFP), Flory Kruger (FAPOL), Enric Berenguer (ELP)

Comité scientifique:
Agnès Aflalo, Lizbeth Ahumada, Christiane Alberti, François Ansermet, Luisa Aragón, Paola Bolgiani,
Vilma Coccoz, Mariana Alba de Luna, Bruno D’Halleux, Antonio Di Ciaccia, Elizabeth Escayola,
Dominique Hovoet, Éric Laurent, Jean-Claude Maleval, Chiara Mangiarotti, Marita Manzotti, Nicola Purgato, Jean-Robert Rabanel, Jean-Pierre Rouillon, Jesús Sebastián, Bernard Seynhaeve, Alexander Stevens, Silvia Elena Tendlarz, Yves Vanderveken, Gracia Viscasillas.

Cosmission d’organisation:
Soledad Bertrán, Lucía D’Angelo, Eduard Fernández, Erick González, Marta Gutiérrez,
Marta Maside, Regina Menéndez, Jorge Sosa.
Neus Carbonell, Iván Ruiz (directeurs)

Presentazione. Forum Internazionale sull’Autismo. Dopo l’infanzia. Autismo e Política.

Presentazione. Forum Internazionale sull’Autismo. Dopo l’infanzia. Autismo e Política.

PRESENTAZIONE

La presenza sociale dell’autismo pone oggi una problematica a diversi livelli. Si parla di autismo per riferirsi quasi esclusivamente all’infanzia; i segni che descrivono il diffuso Disturbo dello Spettro Autistico sono così ampi che diventa difficile circoscrivere i suoi confini nell’infanzia, ma anche dopo di essa; più il dibattito è concentrato sulla clinica di successo, più aumenta l’invisibilità di quei casi che non migliorano come previsto.

Non esiste pertanto oggi né un discorso né un metodo che si occupi degli adolescenti o degli adulti autistici. Neanche questi metodi rieducativi che riferiscono delle “evidenze scientifiche” ottenute per l’infanzia, si sono occupati di seguire il destino dei bambini trattati con le loro tecniche, che potrebbero confermare i dati dei successi che proclamano.

Il reale della pubertà irrompe, dunque, per mettere alla prova la docilità dell’autistico educato. Per alcuni di loro si producono delle vere e proprie crisi soggettive, ingestibili da parte della famiglia e senza risposte efficaci da parte delle amministrazioni. Così, gli autistici che non hanno incontrato la stabilità, che permette loro di abitare il mondo, sono considerati casi gravi, irrecuperabili e segregati in istituzioni più o meno coercitive, sottomessi a un’unica risposta istituzionale: il contenimento fisico e farmacologico. Con l’adolescenza e l’età adulta si chiude dunque la domanda sull’autismo.

Però, che destino ha quell’autismo che fu diagnosticato nella prima infanzia? Sono ben conosciuti quei casi che hanno risposto bene alle proposte terapeutiche offerte. E sono conosciuti anche quelli che hanno inventato, con i propri mezzi, un modo di inscrivere il proprio sintomo nel legame sociale. Tuttavia, dove sono gli autistici per i quali la stabilità di cui hanno bisogno mette in questione tutti i tipi di modelli assistenziali esistenti? Questo autismo, quello che è resistente a qualsiasi approccio di tipo terapeutico o rieducativo è, di fatto, la risposta alla domanda: che cosa è l’autismo? Ed è l’eccezionalità di ciascuno di questi casi l’unica approssimazione possibile che, come psicoanalisti, prendiamo seriamente.

Una prova di questo sono le diverse istituzioni create negli ultimi decenni da psicoanalisti di orientamento lacaniano, che dimostrano ogni volta che l’istituzione può diventare per l’adulto autistico un altro permeabile al suo sintomo. In questo momento il valore d’invenzione di queste istituzioni merita di essere trasmesso e elaborato alla luce, sia della guida delle “buone prassi”, sia delle indicazioni dell’Organizzazione Mondiale della Sanità sulle “misure integrali basate sulla persona”, e la Convenzione sui diritti della persona con disabilità.

Ci troviamo di fronte a una questione fondamentalmente politica a cui L’Escuela Lacaniana de Psicoanalisis risponde con l’organizzazione di questo nuovo Forum internazionale che ha come titolo “Dopo l’infanzia. Autismo e politica”, che avrà luogo a Barcellona il 7 Aprile 2018.

Sotto gli auspici dell’Associazione Mondiale di Psicoanalisi convochiamo i politici interessati al tema e la cittadinanza in generale a questo forum di dibattito, che conterà sulla presenza internazionale di psicoanalisti di orientamento lacaniano, di associazioni di genitori di persone con autismo, di vari professionisti che sostengono la propria pratica e ricerca a partire dalla domanda sull’autismo al di là dell’infanzia, e di soggetti che danno testimonianza del reale a cui si trovano confrontati.

Comitato consultivo:
Miquel Bassols (AMP), Domenico Cosenza (EFP), Flory Kruger (FAPOL), Enric Berenguer (ELP)

Commissione scientifia:
Agnès Aflalo, Lizbeth Ahumada, Christiane Alberti, François Ansermet, Luisa Aragón, Paola Bolgiani,
Vilma Coccoz, Mariana Alba de Luna, Bruno D’Halleux, Antonio Di Ciaccia, Elizabeth Escayola,
Dominique Hovoet, Éric Laurent, Jean-Claude Maleval, Chiara Mangiarotti, Marita Manzotti, Nicola Purgato, Jean-Robert Rabanel, Jean-Pierre Rouillon, Jesús Sebastián, Bernard Seynhaeve, Alexander Stevens, Silvia Elena Tendlarz, Yves Vanderveken, Gracia Viscasillas.

Commissione di organizzazione:
Soledad Bertrán, Lucía D’Angelo, Eduard Fernández, Erick González, Marta Gutiérrez,
Marta Maside, Regina Menéndez, Jorge Sosa.
Neus Carbonell, Iván Ruiz (direttori)

Conversaciones sobre el Foro y su política. Por Neus Carbonell e Iván Ruiz.

Conversaciones sobre el Foro y su política. Por Neus Carbonell e Iván Ruiz.

“Después de la infancia. Autismo y política”

Foro internacional sobre autismo

 

IVAN: Para el 3° foro sobre autismo que organiza la Escuela lacaniana de psicoanálisis hemos escogido un tema fundamentalmente político: ¿Qué sucede con el autismo más allá de la infancia, en la adolescencia y la edad adulta?

NEUS: En efecto, se trata de un tema fundamentalmente político, aunque podría parecer de otra índole. Es político, en primer lugar, porque pone de relieve los procesos de segregación en el corazón de nuestra sociedad. Así, es frecuente encontrar programas y recursos destinados a niños que han sido diagnosticados de autismo, de hecho somos testigos de que el interés en el autismo durante la infancia no para de crecer. Sin embargo, cuando estos sujetos llegan a la adolescencia, y desde luego a la vida adulta, no existe para ellos un discurso que les acoja. Lo cual implica que lo que la sociedad puede ofrecer a estos sujetos y a sus familias es francamente limitado.

El autismo es un diagnóstico que se refiere fundamentalmente a la infancia. Los programas que existen, los recursos, la presencia social, todo ello hace referencia casi exclusivamente a la infancia. ¿Sin embargo, cuándo y dónde se habla del autismo en la vida adulta? Por todo ello, nuestro foro quiere abordar exactamente la pregunta que planteas: qué sucede con el autismo más allá de la infancia. Nosotros tenemos algunas ideas a partir de las cuales plantearemos nuestro programa, pero esperamos que este encuentro nos permita responder a esta pregunta desde múltiples perspectivas. Por ejemplo, desde la perspectiva del diagnóstico, de la medicación, de la clínica, de los recursos sociales, en fin, de los proyectos de vida que la sociedad es capaz de ofrecer a estos sujetos y a sus familias. Todas estas cuestiones son políticas porque traen en un primer plano el modelo de sociedad que queremos. Tienen que ver con la ética, con la ley, con la distribución de recursos.

NEUS: Nos hemos planteado una primera cuestión: El autismo infantil se define en la psiquiatría que sigue los manuales más al uso como el DSM a partir de unos ítems, de manera que se diagnostica a partir de test. Sin embargo, no estoy segura de que los test puedan implementarse a partir de la pubertad. ¿Qué opinas? ¿Qué cambios introduce la pubertad que modifica la definición de autismo de la infancia?

IVAN: Es cierto, la pubertad hace estallar las mejores voluntades de aquellos que querían hacer encajar dentro de un test fiable de TEA a los que habían sido niños con autismo. Diría más, la pubertad en el autismo hace muchas veces presente, para los profesionales pero sobre todo para las familias, que lo que se tenía preparado para ayudar a ese niño, si no funcionó en su momento, ya no servirá. La insistencia del adulto fracasa, hay que inventar entonces otras cosas.

Los test de diagnóstico están diseñados en función de una idea de normalidad de lo que es un niño, pero un niño que, se espera, llegue a ser un adulto de pleno derecho. Cuando el paso por la pubertad nos hace evidente que el núcleo autista que resiste en ese adolescente no parece ya modificable, los ideales sobre su futuro caen, las expectativas se reducen y ya no podemos mirar hacia otro lado.

Es cierto, algunos adolescentes con autismo han conquistado una estabilidad que les permite arreglárselas, por ejemplo, con los cambios en su cuerpo, en su imagen y en sus modos de obtención de satisfacción. Pero para otros, en cambio, todo esto fracasa una y otra vez, o bien su modo de hacer sin la identificación a alguna imagen de la adolescencia resulta insoportable para los adultos que están con ellos.

NEUS: En una conferencia que Jean—Pierre Rouillon dio este año en Barcelona señaló muy acertadamente que la sexualidad es la forma como algunos humanos tratan la irrupción del goce que estalla en sus cuerpos a partir de la pubertad. Los autistas son sujetos que no cuentan con la sexualidad para poder hacer frente a ese goce y deben entonces recurrir a otras formas de tratamiento. Esta manera de plantear la cuestión es francamente interesante. Para empezar, tomar la perspectiva de goce supone, en primer lugar, partir de la noción de no que no existen formas de goce mejores que otras. Por tanto, el autista no está en déficit frente a una supuesta normalidad. En todo caso, lo tiene más difícil puesto que no puede recurrir a las soluciones prêt-à-porter y debe construirse una a medida. Plantear lo que le ocurre al sujeto a partir de la pubertad desde las dificultades para vivir en un cuerpo que exige la satisfacción, supone entender que no hay manera de llegar a la vida adulta con cierta estabilidad si el autista no ha encontrado un modo funcionar en el mundo lo suficientemente consistente que le permita tener donde apoyarse. Por eso, en esta etapa pueden ocurrir crisis subjetivas realmente devastadoras. También aquí podemos ver por qué esos chicos que habían sido más o menos dóciles a las técnicas reeducativas de la infancia pueden entrar en crisis severas, ya que esas técnicas no les sirven para tratar lo que que les sucede en el cuerpo.

IVAN: Es un tema fundamental este, puesto que para mucho adolescentes las técnicas reeducativas no pueden aplicarse si no es con coacción, con una voluntad férrea de substituir las conductas que el chico hace por las que el adulto quiere que haga. No es posible entonces pensar que el sujeto pueda hacerse propios los recursos que le ofrece el adulto si a lo que se ve obligado es a defenderse de ese aplastamiento. Pero hay algo más. Si reduciendo la imposición del adulto sobre el sujeto desapareciera inmediatamente su posición defensiva y pudiera así aceptar al adulto como un lugar de referencia, todo sería más fácil. El problema es que el autista incorpora esa respuesta defensiva, infligiéndose dolor en el cuerpo por ejemplo, y la generaliza ante cualquier imposición que venga de las personas que le rodean (el anuncio de la finalización de una actividad), del entorno (la puesta del sol) o de su propio cuerpo (la sensación de hambre o un dolor de barriga), por mencionar algunas situaciones habituales. Ante esto, nuestro margen para ayudarles queda reducido y lo que es seguro es que a más imposición del adulto más auto imposición del autista sobre su cuerpo.

NEUS: Quiero añadir aún algo más. Si bien las invenciones que el sujeto pueda lograr son fundamentales, no podemos olvidar que estas soluciones pueden ser a los ojos de los otros bastante modestas, e incluso de lo más incomprensibles al sentido común. Deberíamos tener siempre presente que cuando apuntamos a la invención no podemos referirnos únicamente a aquellas que gozan de prestigio social, por ejemplo el autista que logra convertirse en un buen músico. A veces son de lo más extrañas: el chico que se sostiene por medio de preguntas incontestables e insistentes, el que se acompaña de las carátulas y la música de las películas Disney. Además, las soluciones encontradas no son nunca definitivas, no llegan nunca a alcanzar el valor de una metáfora del cuerpo que experimenta. Por eso deben repetirse una y otra vez, lo cual implica que quienes acompañan al autista deben estar dispuestos a la repetición incansable y nunca definitiva de la solución, a veces, extraordinariamente frágil.

IVÁN: No es menor esto que dices.

NEUS: Realmente. Esto implica que para estos sujetos debe haber algunos otros dispuestos a ello. Eso solo se logra a partir de un trabajo clínico muy consistente. No es seguro para nada que esto esté garantizado para ellos. Por eso, demasiado a menudo el tratamiento medicamentoso viene en el lugar de un fracaso y la agresividad de los adultos hacia estos sujetos –que se escucha en algunas instituciones, sobre todo residenciales- su respuesta ante lo que no pueden soportar, ni ellos ni la dirección clínica de la institución.

IVAN: Vamos a tratar en este foro la cuestión de la agresividad. Por esto creemos también que es un foro fundamentalmente político. La edad adulta plantea algunas dificultades que están recogidas en la Convención sobre los derechos de las personas con discapacidad aprobada por la ONU en 2006. Allí se reconoció la importancia de dar a estas personas “la oportunidad de participar activamente en los procesos de adopción de decisiones sobre políticas y programas, incluidos los que les afectan directamente”. En los casos de sujetos en los que su autismo los mantiene lejos de hacer valer este derecho, ¿cómo valoramos lo que más le conviene a un autista adulto si sus modos de respuesta no son muchas veces las que somos capaces de escuchar?

NEUS: ¿Qué esperamos de este Foro?

IVAN: Con este Foro buscamos hacer visible una realidad que desespera a las familias, pone contra la pared a las instituciones y a los profesionales que allí trabajan, y que políticamente está desatendida. Queremos dar la palabra a la angustia que no dispone hoy de vías para ser tratada y convocar a nuestros políticos a tomar la medida de lo que está en juego y de lo que tenemos todavía por hacer.

Los psicoanalistas estamos en condiciones de elaborar un discurso sobre lo que sucede con el autismo más allá del diagnóstico al uso, una vez que los sujetos atraviesan la pubertad o llegan a la edad adulta con un autismo que toma formas diversas en el autismo decidido –como te escuché nombrarlo en una ocasión-, en el Síndrome de Asperger, en la esquizofrenia, en la debilitación cognitiva, en definitiva en el modo de estabilización de cada sujeto.

Contaremos con la presencia de psicoanalistas de todo el mundo, miembros de la Asociación Mundial de Psicoanálisis, así como de profesionales que sostienen su trabajo en el campo de la educación, de la salud mental, de las instituciones de día y residenciales, y de familiares, que conocen de primera mano los límites con los que se encuentra el adolescente o adulto con autismo.

La causa Autismo: Día J.

La causa Autismo: Día J.

9 de diciembre de 2016.

“No adoptada”, con estas palabras pronunciadas por M François De Rugy, quien presidía la sesión de la Asamblea Nacional de esta mañana, se cerró el episodio Fresquelle. La resolución Nº 4134 invitando al gobierno a promover la asistencia del autismo basada en las recomendaciones de la Alta Autoridad de Salud ha sido rechazada por el voto mayoritario de los diputados que participaron. A la hora en que escribimos estas líneas el proceso verbal de la sesión no ha terminado, se lo puede consultar en  http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2016-2017/20170075.asp#P932104  Asimismo el escrutinio no se ha hecho público aún. Podréis encontrarlo en: http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/liste/%28legislature%29/14

Volveremos. La balanza se ha inclinado a favor de la libre elección del métdo de cuidados y contra la prohibición del psicoanálisis. Los más de 18.000 que han firmado la resolución han pesado en la balanza. Podemos afirmar que esta movilización popular ha sido decisiva.

El episodio Fresquelle se cerró, pero otros combates se anuncian por la causa del autismo y por el psicoanálisis. El Blog La causa del autismo (ww.cause-autisme.fr) servirá de base de desarrollo de ofensivas y contraofensivas, la red de corresponsales se ha establecido. Si usted se suscribe , será infromado de las iniciativas.

Mantenganse conectados!

El día después.

Y ahora? Ahora que M Fresquelle está vencido, ahora que la Asamblea Nacional a confirmado en materia de autismo la libre elección de método de cuidados, que ha rehusado prohibir el psicoanálisis, que ha rehusado imponer las TCC, Quid faciamus?

Volvamos un momento al debate y a la votación de ayer. La proposición del diputado Fresquelle era manifiestamente excesiva. Esto fue recordado en el debate. Algunos que han votado en contra lamentaron que no haya sido enmendada, modificada, que no pudieran para endulzarla quitar las partes jurídicamente discutibles. En ese caso, qué hubieran hecho? Qué hubiera pasado? La batalla se ha ganado, pero la cuestión se mantiene. Se atribuye al psicoanálisis- de buena o mala fe- y a los psicoanalistas puntos de vista,  prácticas, posiciones en las que no nos reconocemos.

No nos reconocemos entre aquellos que “culpabilizan a las madres”, entre aquellos que aplican tratamientos “que maltratan”, aquellos que reproducen sin contravenir standards gastados en su práctica con los sujetos autistas y su entorno. Las Jornadas de la ECF desde hace muchos años, así como las del Instituto del Niño testimonian muy precisamente lo contrario: prácticas en las antípodas de estas acusaciones: inventiva, creación, acogimiento de la singularidad radical- aquella que cada uno tiene la chance de poder extraer de su propio análisis. Y este foco irradia, informa, inspira, sostiene a numerosos practicantes.

¿Por qué no conseguimos hacerlo saber? ¿Es esta la buena pregunta? Digámoslo de otro modo: cómo hacemos para testimoniar, para rendir cuenta, para hacer visible eso que es nuestro día a día. Podemos creer que no es posible. Nos corresponde hacernos responsables del malentendido.

Nosotros se lo debemos a los 19.000 que firmaron la petición, que no quieren que se prohíba el psicoanálisis, y que no quieren tampoco un statu quo en la asistencia al autismo. Ellos esperan , mejor, participan en la producción de lo nuevo.

Entonces, la causa del autismo se mantiene. En principio porque el destino reservado a estos sujetos está hoy marcado por graves carencias en la asistencia y pesadas cargas en el acompañamiento. Y además, esas carencias generan para ellos y su entorno un sufrimiento que no siempre encuentra alivio. Pero también porque el encuentro con el sujeto autista es una enseñanza única sobre el ser hablante.

La causa del autismo se mantiene, corre a nuestro cargo. ¿Cómo vamos a responder?

Iª Conferencias Internacionales Jacques Lacan. (En Barcelona). Éric Laurent.

Iª Conferencias Internacionales Jacques Lacan. (En Barcelona). Éric Laurent.

I Conferencias Internacionales Jacques Lacan from Comunicación ELP on Vimeo.

Auditorio AXA: Ubicación.

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AUDITORIO AXA: UBICACIÓN

Barcelona

Barcelona cuenta con una larga tradición en organización de ferias y congresos, una experiencia a la que no es ajena la celebración en la capital catalana de dos exposiciones universales que han impulsado de manera decisiva su desarrollo más reciente.

Su designación como sede de los Juegos Olímpicos de 1992 inició una transformación en el tejido urbano que ha trascendido el propio acontecimiento deportivo y que está generando la continua aparición de nuevos equipamientos e infraestructuras que refuerzan la imagen de una Barcelona innovadora, vanguardista y, al mismo tiempo, hospitalaria, abierta e integradora

L’illa Diagonal

AXA

Dirección: Av Diagonal, 547

Estaciones de metro cercanas: L3 Les Corts, L3 Maria Cristina, Tramvia líneas T1, T2, T3. 

El Auditorio y Centro de Convenciones AXA se halla en la Diagonal, auténtico eje vertebrador de esa Barcelona que, gracias a su profunda vinculación con la modernidad, el diseño, la moda, la cultura, el ocio y el deporte, ocupa ya un lugar destacado en los circuitos turísticos y de negocios europeos internacionales. El Auditorio y Centro de Convenciones forma parte de L’illa Diagonal, un enorme complejo inmobiliario que integra, además, un Centro Comercial de 35.000m2, dos Hoteles de cuatro estrellas, 48000m2 de oficinas y un parking con 2.500 plazas.

L’illa alberga también dos escuelas, un polideporivo y un parque público de 6.000m2. El emplazamiento pivilegiado de l’illa Diagonal en la principal arteria barcelonesa facilita un rápido acceso desde el aeropuerto o las Rondas, mientras que las comunicaciones urbanas son también excelentes, tanto en el transporte subterráneo como de superficie.

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